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Cinéma

Hakilitan ou la mémoire du Continent Noir

« La mémoire est un carburant qu’il faut rendre opérationnel en l’injectant dans les nouvelles consciences», Gaston KABORE In HAKILITAN. Voici la quintessence du message du réalisateur Issiaka KONATE du Burkina Faso. Dans une démarche, empreinte d’esthétisme, le réalisateur interpelle la conscience collective sur la problématique de la préservation de l’Histoire, principalement celle africaine.

Issaka KONATE questionne habilement l’Histoire et fait parler les archives des sommités du Cinéma africain comme Gaston KABORE du Burkina Faso, Sidi Becky TRAORE du Mali et Cheick SISSOKO. En plus de ceux-ci, l’histoire du film est portée par des acteurs de renom comme François Moïse BAMBA, grand conteur professionnel, Fatou TRAORE mais aussi par des acteurs non connus du public.

La mémoire du continent est en fuite

Véritable œuvre d’histoire à but socio-éducatif, Hakilitan, alliant fiction et réalité, fait un véritable procès du cinéma africain sous son volet archivage. Dans trois scènes montrant le personnage principal Sam en errance et « en mutation », baladant le cinéphile entre les ruines de la cinémathèque de Ouagadougou, la salle de cours de Sam, les projections ciné.

Il soulève la problématique de l’archivage et du stockage des productions cinématographiques. Dans une intrigue complexe, il montre de façon poétique au cinéphile combien notre mémoire est en fuite, éparpillée ou perdue, dans le vent des tempêtes, dans le feu des incendies et l’eau des inondations.

Toutefois, il est clair que « les choses n’arrivent pas par fatalité, mais elles arrivent parce qu’on n’a pas été prévoyant. » souligne Gaston KABORE.  Et pour preuve, la disparition de la cinémathèque africaine basée à Ouagadougou dont le contenu partie dans les inondations de septembre 2009.

« Le devoir de montrer ce que l’Afrique a apporté à la civilisation universelle. »

Mais heureusement, « il y a beaucoup d’énergie qui se développe pour sauvegarder le patrimoine culturel africain », rassure Sidi Becky TRAORE. Il est convaincu qu’il faut savoir montrer le patrimoine immatériel de l’Afrique, qui doit être « une source d’aspiration et de travail pour nous permettre de mieux créer. »

La parole donnée doit rester sacrée.

Un des thèmes évoqué tout au long du film est également celui du respect des coutumes, du mariage et surtout de la parole donnée. Sam, l’acteur principal est séduit par une jeune fille qui l’oblige à donner sa parole pour sceller les fiançailles. Celles-ci sont faites suivant un rituel pour le moins mystique. L’union scellée sous le pacte du couteau devait permettre au couple d’être inséparable « comme l’aigle et le loup. » Mais Sam trahira ce pacte et le paiera de sa vie.

Tûwênd-Nooma Jean Damase ROAMBA

Contributeur

Journaliste Blogueuse Burkinabè passionnée de l'Art

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