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Cinéma

Ouaga Film Lab 4: Des cinéastes à l’école de la Production

La 4e édition de Ouaga film lab bat son plein dans la capitale burkinabé. Tel, le Fespaco, ce rendez-vous qui réunit plusieurs acteurs du cinéma de partout dans le monde confirme Ouagadougou comme la capitale de création du 7e Art Africain. C’est dans le soucis de former des acteurs du cinéma que plusieurs cinéastes ont bénéficié d’une formation sous le thème « Création et gestion d’une société de production audiovisuelle en Afrique ». Un atelier animé par le célèbre cinéaste burkinabé Sékou Traoré.

La formation est l’essence de tout succès. Les organisateurs du festival Ouaga film Lab ont sans doute compris que pour bâtir l’avenir des jeunes cinéastes, il faut mettre un accent sur leur formation.

C’est dans cet optique que Serge Désiré Ouedraogo, Soumaiel DJIGUEMDE tous deux producteurs burkinabé, Salimata TAPILY Productrice malienne ainsi que Anita Akosiwa AFATCHAO productrice togolaise ont participé à cet atelier de formation. Sékou TRAORE réalisateur et producteur burkinabé. Il est le réalisateur du célèbre film L’œil du cycle.

« En Afrique nous sommes à la merci de n’importe coup de vent »

Co-fondateur de Sahélis Production, Traoré participe à de nombreuses productions en tant que producteur, mais aussi en tant régisseur dans des films de renoms tels que Timbuktu et Gondwana. C’est fort de son expérience qu’il a échangé avec ses participants dans une ambiance bon enfant sur la création et la gestion d’une entreprise audiovisuelle en Afrique.

Il a tenu à donner des rudiments sur la création, le management, le plan de financement, les assurances et comment faire pour faire survivre une société de production. Pour Sékou TRAORE ce que l’on déplore en la matière en Afrique c’est le manque de soutien de l’Etat. Contrairement au pays européens qui dans le souci de protéger l’industrie cinématographique octroie des subventions dans ce domaine.

Dans cette veine, il a d’ailleurs souligné que « en Afrique nous sommes à la merci de n’importe coup de vent et on peut fermer la société du jour au lendemain. Et bien que le marché est vierge il n’y a pas de capitaux pour soutenir le marché ».

Un million de difficultés

Le véritable casse-tête serait le problème financier suivie de la ressource humaine. En matière de ressource humaine au Burkina Faso, il n’y que l’institut Imagine du cinéaste burkinabé Gaston KABORE qui forme des techniciens. Ce n’est pas suffisant pour tout un pays fustige Sékou TRAORE en ces terme « l’institut Imagine seule, ne peut pas former tous les techniciens du Burkina ».

Ce problème de formation est la cause de la perte de vitesse de certains métiers du cinéma tels que les premiers assistants réalisateurs, les régisseurs généraux (qui organisent les tournages des films), les premiers assistants caméra, les chefs opérateurs et les chefs machinaux ».

Si l’on veut rendre le cinéma Africain compétitif il est impératif que leurs gouvernants ainsi que les hommes d’affaires investissent dans le cinéma. Sans oublier la formation de ses acteurs, afin de rendre ce secteur professionnel.

Karim Ouedraogo et Abdoul Rahim Tapsoba

Contributeurs

Journaliste Blogueuse Burkinabè passionnée de l'Art

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